Raymond Bouyer, Obermann précurseur et musicien… (1907)
“ Obermann n'y voit que le néant ; mais, bon gré, mal gré, son âme inquiète anime la nature : voilà pourquoi ce rêveur est un si grand paysagiste — et pourquoi le peintremélomane Eugène Delacroix, qui détestait d'instinct la gent moutonnière des paysagistes, a fait d'OBERMANN son livre de chevet. Le secret se devine. L'affinité se dévoile. Et les meilleurs paysages ne sont-ils pas l'oeuvre des peintres d'histoire ou des penseurs? Un beau paysage n'est pas seulement le fruit de la collaboration fortuite d'un regard avec un point de vue, mais un dialogue surnaturel entre la nature et son hôte. ”
