Henri Vendel

Élements biographiques

Henri Vendel,  Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité (1945)

“ Les mages qui lisaient dans le ciel de décembre, tous les mages sont morts,
et des griffes d'acier, belle nuit, sur tes membres font goutter un sang d'or.
Quel abri, hors nos cœurs, trouvera l'Enfant-Dieu ? Sont-ils purs ? seront-ils la crèche calme et tiède où l'espoir se réchauffe ? Il vente, il neige, un feu vomi d'enfer brûle les morts et nous obsède.
Vous qui voyez, Seigneur, nos folies et nos peines, aux âmes dévastées que votre main d'enfant pour ce Noel amène la colombe de paix !
”
Source : Gallica

Henri Vendel,  Lorsque l'enfant portait le monde (1945)

“ Les cloches aussi étaient un monde, et non moins mystérieux. Je ne savais comment, les imaginer. Parfois, à travers l'abat-son, j'apercevais leur branle.
Nuit sonore, bouche impénétrable, volatile géant qui juchait dans le ciel.
Il y avait tant d'oiseaux dans la vieille tour : des corneilles qu'on appelait des « couas », des pigeons, des moineaux, des hirondelles et d'autres dont j'ignorais les noms et le plumage, dont je distinguais à peine les chants. Un village d'ailes.
Un sacristain boiteux régnait sur ce royaume. Etre prodigieux, laid comme le diable et, comme lui, redoutable.
”
Source : Gallica

Henri Vendel,  Le beau passé de Châlons, artistes châlonnais de jadis et de naguère (1928)

“ Eh bien ! je vous demande, Châlonnais, de n'avoir pas honte de vos gloires. Châlons n'est pas en Béotie ; ne laissez pas croire que vous le regrettez. Je vous assure qu'il n'est pas déshonorant pour votre ville d'avoir enfanté tant d'artistes.
Vous me pardonnerez, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, de vous adresser ces reproches. Si vous me demandez de quel droit, je vous répondrai que, Conservateur du Musée, il me semble que je n'ai pas seulement la charge de conserver des tableaux et des statues, mais celle aussi de veiller à la gloire des artistes qui les ont peints ou sculptées.
”
Source : Gallica

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