Henri Vendel, Chants du couvre-feu : poèmes de la captivité (1945)
“ Les mages qui lisaient dans le ciel de décembre, tous les mages sont morts, et des griffes d'acier, belle nuit, sur tes membres font goutter un sang d'or. Quel abri, hors nos cœurs, trouvera l'Enfant-Dieu ? Sont-ils purs ? seront-ils la crèche calme et tiède où l'espoir se réchauffe ? Il vente, il neige, un feu vomi d'enfer brûle les morts et nous obsède. Vous qui voyez, Seigneur, nos folies et nos peines, aux âmes dévastées que votre main d'enfant pour ce Noel amène la colombe de paix ! ”
