Henri Vendel, La couronne d'épines (1942)
“ Souviens-toi d'un amour qui dure à l'infini et qui ne fut jamais si grand qu'en la souffrance. Nul ne peut séparer ceux que Dieu a unis, car vous êtes, hommes et terre, notre France. France, mire ton âme aux courbes de tes fleuves. Les Muses, dont le chœur à ton appel s'émeut, dans l'aube de l'été ont mis leurs robes neuves. Vois l'avoine de perle et le blé d'argent bleu, vois tes coteaux bondir que le pampre couronne comme de jeunes dieux préludant à leurs danses, vois tes vergers : tout est promesse, tout se donne. ”
