Résumé

Notice biographique sur Jean-Pierre Servois… (1832)

A travers les diverses vicissitudes par lesquelles les événemens voulurent éprouver son ame grande et généreuse, l'abbé Servois resta constamment attaché aux amis que ses inclinations d'enfance et de collége lui avaient donnés. Sa constante amitié pour l'abbé Daire, au milieu des crises les plus terribles de la révolution, n'a pu cesser qu'au moment où la mort enleva de ses bras cet ami, ce compagnon inséparable de sa bonne et de sa mauvaise fortune, et dont il ne voulut point, malgré la faiblesse de sa complexion, confier les derniers soins a des mains étrangères.
Source : Gallica

Notice biographique sur Jean-Pierre Servois… (1832)

A cette époque, où un grand nombre d'ecclésiastiques fuyaient notre patrie, l'abbé Servois ne pensa pas devoir imiter un tel exemple. C'est a Paris qu'il se fixa ; la il vécut tranquille, autant que possible, au milieu de quelques amis, et trouva même l'occasion d'être utile a plusieurs de ses collègues, en butte aux persécutions les plus atroces. Il eut alors le bonheur de sauver la vie à trois prêtres du diocèse d'Angers, réfugiés à Paris, et il ne craignit pas d'exposer ses jours pour arracher aux bourreaux de septembre 1792 quelques-unes de leurs victimes.
Source : Gallica

Notice biographique sur Jean-Pierre Servois… (1832)

Une grande partie des habitans de Cambrai voulut accompagner jusqu'à sa dernière demeure (1) l'homme de bien dont la bienfaisance pour les malheureux, la tolérance et les vertus du chrétien faisaient l'apanage, et qui ne gémissait qu'en silence sur la conduite de quelques-uns de ses confrères dont le zèle outré lui faisait entrevoir des orages qu'on aurait pu si facilement conjurer.
L'abbé Servois trouva dans l'étude une diversion utile.
Source : Gallica

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