Résumé

Notice biographique sur M. l'abbé Robert… (1888)

Il eût fallu faire l'histoire de la communauté elle-même ; nous nous bornons à tout résumer en deux mots : M. Robert a pris la plus grande part à tous ses périls et à toutes ses craintes. Il savait que toute communauté où Dieu veut entretenir la ferveur ne doit jamais être sans tribulations et que, pour des âmes - qui voguent vers la perfection, le calme plat est plus à redouter que le vent de la persécution. Rien de tel n'a manqué à la communauté de l'Hôtel-Dieu, et M. l'abbé Robert a toujours été pour elle, dans des circonstances si pénibles, un soutien et un consolateur.
Source : Gallica

Notice biographique sur M. l'abbé Robert… (1888)

Par une vie si occupée et si régulière, il devait acquérir une solide vertu, et il l'a fait : il ne nous est donné que de soulever à peine le voile qui couvre une vie si cachée et de tracer en courant les traits d'un homme qui a toujours fui les regards.
M. l'abbé Robert était naturellement violent ; et il ne faut pas croire qu'il soit parvenu sans de grands sacrifices à se vaincre lui-même : il a fait pendant plus de trente-cinq ans tous les jours une prière particulière pour obtenir la grâce de dompter sa nature !...
Source : Gallica

Notice biographique sur M. l'abbé Robert… (1888)

Alors M. Robert se mit au milieu de la grande porte et dit d'un ton intrépide : « Vous ne mettrez les pieds dans cette maison qu'en marchant sur mon cadavre ! » Ces mots, dits avec l'accent que nous lui connaissons, suffirent pour les arrêter.
Son attachement à la communauté s'est montré surtout lorsqu'il a refusé des postes plus élevés. Des cures importantes lui avaient été offertes ; Mgr Dancel en les lui proposant lui faisait comprendre qu'il voulait récompenser ses mérites, mais qu'il serait fort embarrassé pour le remplacer. Il n'hésita pas à rester.
Source : Gallica

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