Résumé

Jean Vandel Notice sur la vie de M. l'abbé Favre (1876)

Les haltes prolongées, à Rome, à Avignon, ne faisaient pas oublier à M. Favre sa grande et privilégiée préoccupation : le canton de Vaud. Il aurait voulu ramener tout ce beau pays, autrefois catholique, dans le sein de l'Eglise. Dans son long voyage de Chambéry à Naples, le sac sur le dos, il avait eu un jour, ou plutôt une nuit, un bonheur inexprimable, « parce que, disait-il, j'avais partagé ma chambre à coucher et mon lit avec un homme protestant du canton de Vaud. »
Il y a, dans la vie des saints, des secrets et des joies dont Dieu seul connaît la nature et la cause.
Source : Gallica

Jean Vandel Notice sur la vie de M. l'abbé Favre (1876)

Toute la vie de M. Favre s'est révélée dans ces deux états. Des peines extrêmes, des consolations extrêmes se partageront successivement et quelquefois simultanément tous les jours de sa longue vie.
Aux yeux de ses maîtres, et en particulier de M. Delétraz, et aux yeux de ses condisciples, dont quelques-uns vivent encore (M. le curé-archiprêtre de Massongy, M. l'abbé Chevrot, etc.) , le jeune Favre était à La Roche un ange de piété, de simplicité et d'amabilité. Il était fort dans ses classes : en philosophie, il remporta le premier prix ; on lui donna les œuvres de l'abbé Nonotte.
Source : Gallica

Jean Vandel Notice sur la vie de M. l'abbé Favre (1876)

M. Favre n'avait pas mission pour un apostolat publie; d'ailleurs, les circonstances du moment ne s'y prêtaient pas. Mais il a fait un grand bien à beaucoup d'âmes par le parfum de ses vertus. Quelques personnes fort distinguées avaient un culte de vénération pour ce prêtre. Lui, de son côté, cultivait ces âmes et les rapprochait de Dieu par ses paroles, par les consolations qu'il leur donnait. Et à cet office de charité il ajoutait le puissant appoint de ses prières, et même
de secrètes mortifications.
Source : Gallica

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