Résumé

Notice sur l'abbé Choplin, premier vicaire de St-Médard… (1866)

Paris, Saint-Marcel, 15 décembre 1865.
Parmi les dernières volontés d'un mourant, il en est une que l'on ne respecte jamais lorsque le moribond est un saint. Le vénérable abbé Choplin m'a supplié avant de mourir de ne jamais parler de lui avec éloge; je saisirai avec bonheur toutes les occasions que je pourrai trouver de le citer, au contraire, comme un modèle admirable de zèle sacerdotal et de patience héroïque dans les souffrances.
Je n'ai eu la consolation de connaître ce bon prêtre qu'une année environ avant sa mort. Cinq ans d'épuisement l'avaient réduit déjà à un état déplorable.
Source : Gallica

Notice sur l'abbé Choplin, premier vicaire de St-Médard… (1866)

C'est
que la vertu est la seule beauté qui conserve ses charmes jusques dans les bras de la mort!
Le médecin de M. Choplin, homme pieux et grave, disait qu'il n'avait pas encore rencontré de malades réunissant en lui autant d'aversion naturelle pour les moindres douleurs, et autant de courage surnaturel pour supporter les plus graves. Quel éloge pour M. Choplin, quand on pense que son agonie a duré onze mois !
Nous joignons ici deux lettres écrites par deux personnes qui ont intimement connu M. l'abbé Choplin; la première est d'un homme du monde, que nous croyons paroissien de Saint-Marcel.
Source : Gallica

Notice sur l'abbé Choplin, premier vicaire de St-Médard… (1866)

Le vendredi saint les douleurs redoublèrent. Il ne pouvait s'empêcher de s'en plaindre, mais se reprenant sur-le-champ : « Quelle misère, disait-il, quelle honte de se plaindre, un vendredi saint, le jour même où notre adorable Sauveur a été condamné à mort, flagellé, couronné d'épines, où il a tant souffert pour nous, et où il est mort, au milieu de deux voleurs, sur le gibet des esclaves » Il aurait bien désiré assister au saint sacrifice de la messe le jour de Pâques; mais cette consolation lui fut refusée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature