Résumé

Notice sur M. l'abbé Caille,..… (1882)

A ce moment, un vieillard gravissait seul, péniblement, la rampe ardue du vieux Château, et se dirigeait vers le petit village du Temple, qu'ébranlait encore le bruit du canon et de la fusillade. Ce vieillard, c'était l'abbé Caille. Inquiet du sort des victimes tombées pendant la lutte, il avait quitté, à l'insu de tous, son presbytère. Arrivé sur le champ de bataille, à quelques pas de l'armée allemande, on pouvait le voir, peu soucieux
de sa vie, cherchant partout nos pauvres blessés, les confessant, les consolant, leur rendant tous les services en son pouvoir.
Source : Gallica

Notice sur M. l'abbé Caille,..… (1882)

Au bruit de sa chute, un brave soldat qui passait accourt tout ému. Il le relève avec précaution, il prend sous son bras le bras du vieillard, et, nous rappelant le bon Samaritain de l'Evangile, il le soutient, le ramène à petits pas, doucement, bien doucement, jusque chez lui; il ne le laisse qu'après l'avoir remis entre les mains de ses serviteurs.
Tel était l'abbé Caille. Pour sauver les âmes il savait tout braver, le péril, la mort même. Il l'avait prouvé à Romorantin, il le montra aussi à Vendôme.
Source : Gallica

Notice sur M. l'abbé Caille,..… (1882)

Maintenant rien n'entrave plus ses efforts, et nous allons le voir employer, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, cette activité généreuse qui, pendant quarante-sept ans, simplement, sans bruit, a réalisé parmi nous tant de grandes choses.
Dans tous les temps, le zèle pour la Maison du Seigneur a été le trait distinctif, l'expression naturelle de la piété. Dans leur désir de propager la gloire de Dieu, les âmes saintes et élevées se sont toujours plu à embellir son temple et à le rendre digne de sa sublime destination. Ce zèle, l'abbé Caille le sentait brûler au fond de son cœur.
Source : Gallica

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