Résumé

Nécrologie. M. l'abbé Bigarne,… (1882)

Le vénérable curé, s'il n'a pu réaliser ce désir suprême, a du moins emporté dans la tombe l'assurance de son prochain et entier accomplissement (2) .
Né pour le commandement, M. l'abbé Bigarne maniait l'autorité avec aisance et savait la faire respecter : capable d'en porter le poids sans fléchir, il aurait pu en recevoir une plus large part et n'en désira jamais davantage.
Zélé, pieux, grave dans ses paroles et dans sa conduite, poussant jusqu'au scrupule l'amour de l'exactitude et de la régularité, esclave de son devoir, il fut un prêtre selon le cœur de Dieu.
Source : Gallica

Nécrologie. M. l'abbé Bigarne,… (1882)

Son zèle à visiter les malades deviendra légendaire : les courses de ce bon pasteur à travers les sentiers de sa vaste paroisse laisseront un souvenir impérissable , car il n'y a pas une maison dans laquelle il n'ait consolé et béni quelque victime de la mort, enfants trop tôt moissonnés par le trépas, chefs de famille brisés dans la force de l'âge, vieillards succombant au poids des années.
Source : Gallica

Nécrologie. M. l'abbé Bigarne,… (1882)

Ses rapports avec l'administration municipale ont toujours été pleins de courtoisie. Étranger aux passions qui agitent le monde politique, le curé de Senonches n'aurait jamais voulu faire à aucun gouvernement une opposition systématique et de parti pris. Il vivait dans une atmosphère trop élevée; il croyait que la religion doit être placée au-dessus de tout, qu'elle n'a rien à gagner à des luttes irritantes, enfin qu'un ministre de Dieu, en se mêlant à de pareilles discussions, perd du même coup son prestige et sa liberté d'action.
Source : Gallica

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