Résumé

M. Barbe, curé de Tilh (1875)

Ah ! il était beau cet auguste visage dont la mort a jusqu'à la fin respecté les traits, et il empruntait aux larmes dont l'inondait l'amour de ses enfants une nouvelle majesté qui captivait les cœurs et les tenait irrésistiblement charmés. Les hommes ont collé leurs lèvres contre le front du défunt ; les femmes baisaient la main du pasteur, et plaçaient sur elle leurs chapelets et leurs autres objets de piété ; on en a même vu qui ont poussé la pieuse indiscrétion jusqu'à dépouiller de ses cheveux la tête de celui qu'on regarde comme un saint.
Source : Gallica

M. Barbe, curé de Tilh (1875)

Les larmes que la nouvelle de sa mort aussi prématurée qu'inattendue a fait couler de tous les yeux, les pieuses et touchantes démonstrations qu'a provoquées ce pénible événement, le deuil qui plane encore sur toute la paroisse comme sur une famille qui a perdu son père ont dit et proclament bien éloquemment ce que fut celui dont nous pleurons la perte ; mais la douleur des paroissiens n'est pas satisfaite ; ils veulent conserver écrite la mémoire d'un père que leurs cœurs n'oublieront jamais, et chargent un de ses enfants de ce pieux office.
Source : Gallica

M. Barbe, curé de Tilh (1875)

Ah ! nos cœurs se déchirent encore à la seule pensée de l'éternel adieu qu'il fit en notre nom, et au souvenir du spectacle navrant qu'offrait en ce moment l'église de Tilh. Au milieu de cette douleur générale qui ne cherche plus à se dissimuler, on emporte la dépouille mortelle qui passe à travers la double haie des congréganistes vêtues de blanc, et prend le chemin du cimetière.
Source : Gallica

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