Résumé

Notice sur M. César Ribier, curé de Larajasse… (1826)

Sa physionomie , contractée il y a quelques instans par la douleur, a repris son calme et sa sérénité ordinaire ; le sourire est peint sur ses lèvres inanimées; chacun entre le coeur brisé de douleur, se sent saisi d'un saint respect, se prosterne, baise ces mains glacées, et tous répètent : Le Saint est mort.
Cependant la cloche funèbre a déjà retenti dans les airs et annoncé la perte cruelle que la paroisse de Larajasse vient de faire. Les habitans des paroisses voisines accourent en pleurant, et viennent joindre leurs larmes et leurs regrets à ceux des paroissiens
Source : Gallica

Notice sur M. César Ribier, curé de Larajasse… (1826)

Il avoit toujours demandé de mourir au milieu de ses chers paroissiens ; et dans ce moment, où, sans connoissance, sur le point de rendre son âme à Dieu , il n'avoit plus qu'à s'endormir dans le Seigneur, les habitans demandent en foule et avec larmes à jouir encore une fois de la vue de leur vénérable Pasteur. Les portes de la cure leur sont ouvertes ; ils défilent avec respect autour de ce lit de mort; tous les yeux sont baignés de pleurs, chacun témoigne à sa manière sa douleur et sa vénération
Source : Gallica

Notice sur M. César Ribier, curé de Larajasse… (1826)

Priez avec foi, ferveur et confiance ; faites aussi prier vos enfans, pour que la volonté de Dieu s'accomplisse. Je célébrerai les messes que vous demandez, pendant mon séjour; peut-être que Dieu, voyant votre soumission, vous accordera la grâce de conserver votre Pasteur. Les prières eurent lieu; elles se firent avec toute la ferveur qu'on pouvoit attendre de ces bons habitans. Qui pourroit peindre leurs transports , lorsque leur Curé, après avoir consulté le Seigneur , leur adressa ces paroles : Mes enfans, votre paroisse est l'épouse que Dieu m'a confiée , je ne vous quitterai pas.
Source : Gallica

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