Résumé

M. l'abbé Martinière, curé de Saint-Martin-La-Sauveté (1880)

Ce cher malade n'acceptait d'autrui que les services absolument indispensables. Il puisait sa force morale dans la prière et le saint sacrifice de la messe, qu'il n'a cessé d'offrir que lorsque ses jambes ont refusé de le porter à l'église. Monsieur le curé, lui disait-on souvent à ce sujet, vous faites une imprudence qui nous afflige tous, d'abuser ainsi de vos forces. Laissez-moi monter au saint autel, répondait-il, c'est ma consolation de la journée.
Le juste n'appréhende pas la mort, M. Martinière l'a vu arriver avec un calme et une sérénité digne d'envie.
Source : Gallica

M. l'abbé Martinière, curé de Saint-Martin-La-Sauveté (1880)

Mais ce qui caractérisait surtout M. Martinière, c'était la bonté de cœur, sa bienveillance et sa générosité envers tous. C'était un homme qui s'oubliait complètement pour ne penser qu'aux autres. Le malheur et les souffrances d'autrui le touchaient au point de lui arracher parfois des larmes. Il aurait souffert, s'il avait cru avoir causé la moindre peine à quelqu'un. On ne peut se faire une idée des précautions qu'il prenait pour ne blesser personne.
Source : Gallica

M. l'abbé Martinière, curé de Saint-Martin-La-Sauveté (1880)

Nous ne parlerons pas des deux prêtres qui survivent à celui que la mort vient de nous ravir; tout ce que nous pourrions en dire n'ajouterait rien à la considération dont ils jouissent auprès du clergé lyonnais. M. Jean-Joseph Martinière, curé de Saint-Martin-Ia-Sauveté, était le second d'âge des trois. Né en 1828, il passa sa première jeunesse, jusqu'à l'âge de seize ans, dans les travaux de la campagne. Formé de bonne heure à l'esprit de foi par sa mère, femme d'un mérite supérieur, il n'eut pas de peine à reconnaître bientôt la voix de Dieu qui l'appelait à un état plus sublime.
Source : Gallica

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