Résumé

Messire Infernet, chanoine honoraire… (1883)

« S'écouter vivre, c'est s'entendre mourir. »
En même temps qu'il s'aguerrissait ainsi et s'habituait, pour ainsi dire, aux menaces de la mort, il en profitait pour croître en piété et en vertus. Les personnes qui depuis longtemps avaient confié à son paternel dévouement la direction de leur conscience, avaient remarqué qu'après chaque nouvelle invasion du mal, il revenait à elles avec une nouvelle abondance de ferveur, d'onction, d'amour divin, dont il pénétrait les cœurs soumis à son action communicative.
Source : Gallica

Messire Infernet, chanoine honoraire… (1883)

Avec eux et à leur tête, le curé Infernet rivalisa d'abnégation et se multiplia. C'est après avoir ainsi lutté contre ces fléaux qu'il fut fait chevalier de la légion d'honneur. Cette décoration si bien méritée, il ne la portait jamais, sauf les occasions où l'éclat pouvait en rejaillir sur le clergé ; ainsi le voulait son humilité vraiment évangélique.
Mais la plus grande gloire de M. Infernet sera d'avoir doté le chef-lieu d'une église paroissiale qui est le plus beau monument du pays et la consolation des fidèles.
Source : Gallica

Messire Infernet, chanoine honoraire… (1883)

Jusque-là, M. Infernet avait réalisé les espérances que faisaient concevoir sa piété et ses talents. Une fois investi de la charge pastorale, il montra une prudence précoce, qui ne le cédait en rien à ses autres qualités. Il donna à la paroisse de Tourves une organisation et un calme dont des circonstances diverses l'avaient empêchée de jouir plus tôt, et, en même temps, il développa, comme à Draguignan, les germes de la piété dont cette religieuse population a tant de fois donné de magnifiques exemples.
Source : Gallica

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