Résumé

Portrait de Pierre-Lucien Campistron Pierre-Lucien Campistron Éloge funèbre de M. l'abbé Charles de Lavigne… (1891)

Tant de vertus, tant de mérites ne pouvaient que toucher profondément une population sensible et bonne comme celle de Gimont. Les sentiments des fidèles trouvèrent une occasion mémorable de se faire jour. C'était le 30 du mois d'août 1883. Le bruit se répand tout à coup en ville que M. le Curé est gravement atteint et qu'une maladie violente met ses jours en danger. On s'émeut ; la désolation générale devient telle qu'on se porte en foule à l'église pour demander à Dieu la guérison du pasteur bien-aimé.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Lucien Campistron Pierre-Lucien Campistron Éloge funèbre de M. l'abbé Charles de Lavigne… (1891)

Tout le temps de la journée qu'il ne consacrait pas aux enfants, à ses vicaires, à la direction des âmes et notamment des Religieuses, il le donnait à la récitation de l'office divin et à l'adoration du Très-Saint-Sacrement, car il savait que le prêtre est constitué, selon la doctrine de l'Apôtre, pour servir de médiateur entre Dieu et les hommes. M. le Curé aimait spécialement les cérémonies du culte : il voulait qu'elles fussent exécutées avec décence et gravité
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Si donc, dans ses luttes quotidiennes avec la mobilité et la turbulence des enfants, il a su modérer un caractère irascible, contenir les mouvements tumultueux d'une colère sans cesse excitée, garder enfin une parfaite tranquillité d'àme, il peut se flatter de s'être éprouvé suffisamment, et il peut prendre avec confiance le gouvernement des âmes, qu'à juste titre on a appelé l'art des arts.
Après huit ans de professorat, M. l'abbé de Lavigne était mûr pour le ministère. Aussi, l'autorité diocésaine lui donna-t-elle en 1848 le titre de vicaire de Gimont.
Source : Gallica

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