Résumé

Ernest Beau Eloge funèbre de l'abbé Jean-Marie Lapeyre… (1869)

Et ici, M. F., je prends ce mot de charité dans son sens le plus large. Charité signifie, vous le savez, don de soi-même. Eh bien ! si jamais homme a su se donner, n'est-ce pas M. Lapeyre? n'était-il pas la générosité même?
C'est cette générosité qui le rendait tout-puissant.
Les ministres protestants eux-mêmes étaient forcés d'en convenir. Ils avouèrent bien souvent qu'ils n'avaient rien à faire avec un pareil curé !
M. Lapeyre demeura onze ans dans cette humble paroisse de Saint-Avid, dépensant son patrimoine pour la gloire de Dieu, et se dépensant lui-même tout entier.
Source : Gallica

Ernest Beau Eloge funèbre de l'abbé Jean-Marie Lapeyre… (1869)

Le prêtre a ses regrets, lui aussi. Il ne regrette pas le printemps de sa vie, car, comme homme, il n'a pas connu de printemps ; mais il regrette le printemps de son sacerdoce , c'est-à-dire son Séminaire. Il regrette cette atmosphère si sereine, si pure, si embaumée, si favorable à la méditation, aux saintes pensées et à la pratique de la vertu.
Que de fois nous voudrions revenir à ces temps heureux de notre jeunesse lévitique ! C'est un désir que M. Lapeyre a exprimé bien des fois devant nous. Mais il faut suivre la la voix de Dieu.
Source : Gallica

Ernest Beau Eloge funèbre de l'abbé Jean-Marie Lapeyre… (1869)

Bon sang ne peut mentir. L'orateur a raconté dans les moindres détails, sans reculer devant les plus naïfs, la jeunesse recueillie et laborieuse du lévite au séminaire, ses pieuses angoisses lorsqu'on hésitait, pour un léger défaut de langue, à lui conférer le sacerdoce ; et, à partir de l'ordination, cette longue suite d'actes, si glorieusement monotones, de désintéressement, de zèle, de sacrifice, de piété exemplaire, de bonté inépuisable, de libéralité pour la paroisse et pour les pauvres, portée jusqu'à l'imprudence, jusqu'à l'entier oubli de soi-même et des siens
Source : Gallica

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