Ministère religieux

Définition et enjeux

Antoine Martinet,  Statolâtrie, ou le Communisme légal… (1848)

“ En effet, quel peuple voudrait d'un sacerdoce institué par un autre peuple? D'ailleurs, quel pouvoir humain pourrait conférer à un homme le caractère d'envoyé dé Dieu, de ministre des affaires divines?
.Mais, s'il est de l'essence du ministère religieux d'être un établissement divin, ne relevant d'aucun homme, d'aucune nation, il n'est pas moins nécessaire que ce ministère soit limité dans son exercice, et que, tout-puissant pour la propagation, et la défense de la religion, il ne puisse y apporter aucun changement.
”
Source : Gallica

Les Actes du grand ministère . M. Paul Bert… (1882)

“ Le ministre des cultes ne doit être, dans ses fonctions de ministre, ni religieux ni anti-religieux. Son ministère n'est point affaire de doctrine. Si ceux qui m'attaquent avaient été inspirés par un véritable souci de la religion et non par une passion politique, ce n'est pas mon arrivée ici qui eût pu les effrayer; c'est mon arrivée au ministère de l'éducation nationale. Quant a celui-ci, c'est simplement, en donnant au mot « police » son acception la plus élevée, un ministère de police générale des cultes. ”
Source : Gallica

J. M. J.,  Revue des Deux Mondes

“ Les ministres de l’Évangile, est-il dit dans la constitution, devant s’occuper uniquement du service de Dieu et du salut des ames, il est essentiel qu’ils ne soient point détournés de ces importantes fonctions : aussi, tant qu’un ministre de l’Évangile, un prédicateur public, à quelque culte qu’il appartienne, exercera son ministère religieux, il ne sera éligible ni à la charge de chef suprême, ni à celle de membre du conseil général. Tout individu niant l’existence de Dieu, et celle d’une vie future de peines et de récompenses, ne pourra remplir un emploi civil quelconque. ”
Source : Wikisource

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