Sophronyme Beaujour, Essai sur l'histoire de l'Eglise réformée de Caen (1877)
“ La position des Réformés, vers le milieu du XVIIIe siècle, n'était pas devenue plus tolérable que par le passé. Courbés sous de monstrueux édits, ces malheureux avaient défense de quitter le royaume à peine des galères à perpétuité et de la perte de tous leurs biens ; et là, privés de ministres, de culte et d'état civil, écartés des fonctions publiques et des charges, réputés légalement catholiques et frappés comme relaps en cas d'exercices, ils n'osaient, d'après le dire d'un contemporain, prier Dieu qu'au coin de leur feu, les portes closes et dans le plus grand secret. ”
