Résumé

Jacques Pannier L'Église réformée de Paris sous Henri IV… (1911)

Leur vie spirituelle était bien celle que dépeignait leur pasteur Du Moulin ; « Dieu aime une probité gaie, une joie non insolente, une simplicité prudente, une piété franche et sans feintise, qui ne tâche point de complaire aux hommes, mais tâche de plaire à Dieu, par laquelle un homme est bon en dedans et en dehors, comme une étoffe à deux endroits. Pensez souvent à la mort, de peur qu'elle ne vous surprenne, et afin que, quand elle viendra, elle vous trouve préparés. En bien vivant vous apprendrez à bien mourir1. »
Source : Gallica

Jacques Pannier L'Église réformée de Paris sous Henri IV… (1911)

Le culte fut donc célébré, mais « en moindre compagnie beaucoup, car plusieurs, intimidés et tout estourdis du coup, quelque asseurance qu'on leur donnast, aimèrent mieux garder leurs maisons que de prendre le hazard d'y aller. » C'était Du Moulin qui prêchait. Il n'eut pas de peine à arracher des larmes à son auditoire, en représentant la mort du roi comme une punition des péchés de son peuple, en exhortant à la pénitence, et — langage nouveau dans la bouche du véhément controversiste — recommandant la paix et l'union avec les catholiques romains.
Source : Gallica

Jacques Pannier L'Église réformée de Paris sous Henri IV… (1911)

En forçant une majorité à respecter les droits d'une minorité, en rappelant d'autre part à cette minorité ses devoirs à l'égard de la majorité ; en montrant aux uns et aux autres que les croyances sincères ont droit au respect, en faisant vivre en paix côte à côte, pour le plus grand bien de leur cité commune et de leurs Eglises respectives, des croyants également zélés pour leur foi, Henri IV a fait sur ce « grand théâtre » de Paris une démonstration d'une valeur incalculable, il a bien mérité de la France et de l'humanité.
Source : Gallica

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