Eugène Sue,
Les Mystères du peuple
“ Et moi et les rameurs nous avons repris en chœur, au bruit cadencé des rames : « Elle était jeune, elle était belle, elle était sainte ! » Elle a offert son sang à Hésus pour la délivrance de la Gaule ! » Elle s’appelait Hêna, Hêna, la vierge de l’île de Sên. » Douarnek continua le bardit : » — Brillante est la lune, grand est le bûcher qui s’élève auprès des pierres sacrées de Karnak ; immense est la foule des tribus qui se pressent autour du bûcher. » — La voilà ! c’est elle ! c’est Hêna !... Elle monte sur le bûcher, sa harpe d’or à la main, et elle chante ainsi : » ”
