Léon Beynet, Les Drames du désert, scènes de la vie arabe sur les frontières du Maroc… (1862)
“ Dès le point dû jour, Yamina l'entraînait hors de l'habitation, et lorsqu'ils étaient sortis du village, ils couraient à toutes jambes au massif de figuiers. Yamina ne descendait plus à la fontaine : le ravin lui paraissait triste comme un désert. Au reste cette course ne se prêtait nullement aux préoccupations qui la tourmentaient, tandis que du haut de son éminence favorite elle pouvait, tout en attendant Hamady, rêver librement à une foule d'idées nouvelles et émouvantes qui naissaient et se succédaient incessamment dans son cerveau. ”
