Résumé

Portrait de Hubertine Auclert Hubertine Auclert Les Femmes arabes en Algérie

La cruauté divine envers la femme et l’habitude prise par les hommes de la laisser hors de la religion, prédisposent peu les Musulmanes à s’occuper de l’au-delà de la vie.
N’attendant pas dans le Ciel de bonheur, la femme arabe le cherche sur la terre. Pour elle, la suprême félicité est de plaire, d’inspirer de l’amour ; aussi le Cadi, auquel elle va se plaindre quand elle n’est point satisfaite de son mari, lui donne-t-il droit souvent en disant : « Je te comprends, car je sais que la religion des femmes, c’est l’amour ! »
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Si aimées qu’elles soient, les musulmanes ne s’attachent pas à leur mari polygame qui les a blessées dans leur fierté en partageant son cœur et ses faveurs. Leur âme se replie sur elle-même, comme ces fleurs qui ferment leurs pétales, dès qu’elles sont froissées et mutilées.
Ces femmes arabes dont on ne prend pas garde de ménager la délicatesse, sont des sensitives qui frémissent, se révoltent, ont la répulsion des indignes contacts.
Plus qu’aucune femme au monde, elles sentent ces musulmanes, qui ont été engendrées par des mères poètes.
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Portrait de Hubertine Auclert Hubertine Auclert Les Femmes arabes en Algérie

Des nègres, castagnettes à la main, dansent la bamboula au milieu de la route, ils se trémoussent, tournent sur eux-mêmes, s’accroupissent, se relèvent, mettent dans leurs sauts une sorte de fureur diabolique qui fait croire qu’ils sont touchés par la baguette d’un prestidigitateur. Suivent les tambours, les musiciens, puis des femmes à pied en longue file qui entr’ouvrent leur blanc haïck pour faire retentir l’air de ce cri strident : « You ! you you ! »
Quand on arrive au domicile conjugal où doivent se prolonger les fêtes des noces, le mari reçoit son épouse comme une reine.
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