El-Golea

Définition et enjeux

Portrait de Charles Le Goffic Charles Le Goffic,  La Rose des sables

“ Trois cents et quelques kilomètres pendant lesquels l’œil ne trouve à se repaître que de ce spectacle effroyablement monotone font comprendre l’explosion de joie des Rohlfs et des Duveyrier à la vue d’une oasis comme El Goléa, saluée par eux du nom biblique de « terre des bienheureux ».
D’El Goléa à In-Salah, d’In-Salah au Hoggar, c’est encore le plus souvent la hammada : dans les lits desséchés des oueds seulement, le sol revêt une teinte légèrement verdâtre, du vert malade de l’absinthe ; les chameaux y trouvent leur pâture, mais on leur sait l’estomac accommodant.
”
Source : Wikisource

Paul Privat-Deschanel,  Revue des Deux Mondes

“ On dirait une nuée rose, une petite vapeur du matin, accrochée là-bas, bien loin, aux herbes du plateau.
Mais la vision se précise ; le rêve devient quelque chose de réel, de solide. C’est le kzar d’El-Goléa, tout rosé d’aurore, surgissant très haut du lit de l’Oued-Messeguen et dominant les solitaires plateaux. On ne voit pas encore la vallée, on la sent en bas, sous l’horizon, dans le brusque dévalement des pentes. Et on se hâte vers la verdure et vers l’eau.
”
Source : Wikisource

Émile Reibell,  L'Algérie du centenaire vue par un Alsacien (1930)

“ El Goléa serait ainsi non seulement la reine des oasis sahariennes, mais un foyer de rayonnement du christianisme placé sous les auspices d'un martyr de la foi. L'idée est généreuse et elle peut être féconde. Pour l'instant, l'isolement de cette tombe perdue dans l'immense vallée de l'Oued Seggueur, ses dimensions imposantes, le souvenir émouvant de celui qui y repose, tout contribue à inspirer le respect et le recueillement. ”
Source : Gallica

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