Emmanuel Grévin, Rivages du Grand Erg (1938)
“ L'eau chaude se presse en chantant dans les séguias, baigne les troncs de palmiers, inonde les champs de fleurs en perpétuel renouvellement : une rose, en bouton le matin, s'effeuille à midi, morte quelques heures après sa naissance ; dans l'air c'est comme une odeur de choses qui poussent trop vite et qui pourrissent dès le soir venu. Oui, vraiment, Colombo doit être ainsi. C'est du jardin Landon qu'il faut contempler l'Aurès au coucher du soleil. C'est de là qu'il faut se rendre aux six villages disséminés dans l'oasis et qui constituent le vieux Biskra. ”
