Emmanuel Grévin

Résumé

Emmanuel Grévin,  Rivages du Grand Erg (1938)

“ L'eau chaude se presse en chantant dans les séguias, baigne les troncs de palmiers, inonde les champs de fleurs en perpétuel renouvellement : une rose, en bouton le matin, s'effeuille à midi, morte quelques heures après sa naissance ; dans l'air c'est comme une odeur de choses qui poussent trop vite et qui pourrissent dès le soir venu. Oui, vraiment, Colombo doit être ainsi.
C'est du jardin Landon qu'il faut contempler l'Aurès au coucher du soleil.
C'est de là qu'il faut se rendre aux six villages disséminés dans l'oasis et qui constituent
le vieux Biskra.
”
Source : Gallica

Emmanuel Grévin,  Rivages du Grand Erg (1938)

“ Tous deux remontaient l'oued (cet oued entre les rives duquel tient toute la vie de l'oasis, qui en est comme le grand sympathique) pour aller loin en amont, où l'eau est très claire ; c'est là que, les jours de grande lessive, toute la population se rassemble. Dinet s'installait à l'ombre des arbres fruitiers, parmi les lauriers-roses, ému par ce paysage fait de pierres éclatantes, de folle végétation, d'eau cristalline ; les dunes formaient l'arrière-plan, tout juste avant que la chaîne bleue de l'Aurès ne vînt fermer l'horizon. ”
Source : Gallica

Emmanuel Grévin,  Rivages du Grand Erg (1938)

“ L'auto dérapait dans les virages sablonneux d'une descente vertigineuse. Un pont sur l'oued, une montée à pic et l'on stoppe sur une petite place, sous des éthels centenaires.
Alors, on lève les yeux : Béni-Abbès militaire et administrative toute blanche, neuve, est accrochée au sommet d'un piton ; le village
indigène, sur un autre piton lui fait face, tout d'ocre pâle, en ruines : Monaco fait pendant aux Baux de Provence. Dans le lointain, les contreforts du Grand Erg, et des ombres bleues, aussi bleues que le ciel, creusent de grandes poches dans les dunes rayonnantes.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature