Bou Saada

Définition et enjeux

Portrait de Isabelle Eberhardt Isabelle Eberhardt,  Notes de route (1908)

“ Le peuple de Bou-Saâda ressemble à ce peuple du Sahara, attaché profondément aux anciennes coutumes, aux usages d’autrefois... ce peuple qui, plus on s’éloigne des grandes villes cosmopolites et corrompues, semble remonter plus loin l’échelle des vieux siècles abolis.
Visages bronzés sous le turban blanc ou le voile attaché avec la cordelette en poil de chameau beige, visages mâles ou ascétiques, yeux fauves et caves, brillant d’une flamme sombre sous l’auvent de la guelmouna (capuchon du burnous) , chapelets au cou, attitudes d’un autre âge, d’un autre monde presque.
”
Source : Gutenberg

Louis Bourrilhon,  Algérie, géographie, histoire, statistique… (1865)

“ Bou-Saada est une oasis située à 96 kilomètres de Sétif , dans le bassin du Hodna , habitée par 3,981 indigènes répandus dans 662 maisons. Un fort qui commande la ville est occupé par une garnison française. Entre le fort et la ville arabe sont venus se grouper une soixantaine d'Européens.
Ce cercle est formé des kaïdats : Bou-Saada , OuladAmeur, Oulad-Faradj , Oulad-Chaïr, Eodnx et Souma , comprenant ensemble 14 tribus.
”
Source : Gallica

Portrait de Guy de Maupassant Guy de Maupassant,  Œuvres complètes de Guy de Maupassant - volume 08

“ Le vallon de Bou-Saada qui amène la rivière aux jardins est merveilleux comme un paysage de rêve. Il descend, plein de dattiers, de figuiers, de grandes plantes magnifiques entre deux montagnes dont les sommets sont rouges. Tout le long du rapide cours d’eau, des femmes arabes, la tête voilée et les jambes découvertes, lavent leur linge en dansant dessus. Elles le roulent en tas dans le courant, et le battent de leurs pieds nus, en se balançant avec grâce.
Le fleuve, le long de ce ravin, court et chante. En sortant de l’oasis, il est encore abondant
”
Source : Gutenberg

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