Félix Hautfort

Élements biographiques

Félix Hautfort Au Pays des palmes. Biskra...… (1897)

Nul ne mange, ne boit, ni ne fume ; les plus scrupuleux respirent, dit-on, par le nez, faiblement, avec parcimonie. Mais dès que, du haut du minaret, le mueddin s'apprête à lever le drapeau, signal de la fin de la dure abstinence quotidienne, les cigarettes se préparent, les allumettes flambent et, quand le chiffon vert s'agite, la première bouffée tourbillonne bleuâtre, les plus affamés grignotent des galettes... Un coup du canon roumi souligne le geste de la mosquée. Le parfum des cuisines emplit l'oasis, « aux ouled » les musiques commencent, et la fête durera toute la nuit.
Source : Gallica

Félix Hautfort Au Pays des palmes. Biskra...… (1897)

LE MARCHÉ
« Ceux qui vont sur les pirogues et ceux qui montent les chameaux viennent aux portes de Tombouctou se tendre la main » (1) ; à Biskra, la voie de fer atteint les caravanes. La ville des mercant's s'éveille de bonne heure, quand à peine l'aurore rosée dilue les traces violettes que laisse la nuit vers l'horizon; un vagissement d'abord, puis une rumeur, puis le grand tumulte de la foire. Ici, les chroniqueurs émus s'arrêtent pour glaner quelques bribes précieuses d'exotisme, le photographe braque ses lunettes et chacun veut ravir à l'âme arabe l'un des secrets qu'elle nous cèle.
Source : Gallica

Félix Hautfort Au Pays des palmes. Biskra...… (1897)

L'interminable défilé des douars du désert commence vers la fin de mai et dure de longs jours. Les caravanes coupent l'horizon d'une file immenses qui va, s'amincissant, se perdre dans les au-delà mystérieux : cavaliers, dromadaires, troupeaux et piétons...
On les voit aux époques fixées par les chefs, ils apparaissent le long de l'Oued Biskra, occupant les rives et le lit caillouteux, blanchissant la rivière desséchée des tentes qu'ils déploient et qui complètent l'aspect d'une grève vers laquelle tout à l'heure, la mer va venir !
Source : Gallica

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