Emmanuel Grévin

Élements biographiques

Emmanuel Grévin Voyage au Hoggar : tourisme au Sahara (1936)

Le montage des tentes est difficile car le vent n'est pas complètement tombé. La température est glaciale. Mais le soleil se lèvera le lendemain radieux et donnera à l'Akarakar les plus belles teintes de pastel que l'on puisse rêver.
Des gazelles sont venues brouter tout près et s'enfuient dès que nous sortons des tentes. Un vol de kangas traverse l'oued. Toute la nature est rose, calme, reposée. Au pied de l'Akarakar, le Hoggar est aimable.
Plus aimable encore, paraît-il, le cratère de ce volcan éteint, qui ne serait qu'une petite oasis encombrée d'éthels et d'herbes verdoyantes.
Source : Gallica

Emmanuel Grévin Rivages du Grand Erg (1938)

Tous deux remontaient l'oued (cet oued entre les rives duquel tient toute la vie de l'oasis, qui en est comme le grand sympathique) pour aller loin en amont, où l'eau est très claire ; c'est là que, les jours de grande lessive, toute la population se rassemble. Dinet s'installait à l'ombre des arbres fruitiers, parmi les lauriers-roses, ému par ce paysage fait de pierres éclatantes, de folle végétation, d'eau cristalline ; les dunes formaient l'arrière-plan, tout juste avant que la chaîne bleue de l'Aurès ne vînt fermer l'horizon.
Source : Gallica

Emmanuel Grévin Voyage au Hoggar : tourisme au Sahara (1936)

Les rires fusent et le rire, le bon rire guttural targui s'empare de tous, secoue les poitrines, fait glisser les chèches qu'une main agile remet bien vite en place. Mais dans les yeux des femmes plongent toujours plus vifs les regards des Touareg assoiffés d'amour.
Le feu n'est plus qu'un petit tas de braises
que personne n'a le courage de ranimer. La nuit se glisse partout, entremetteuse. La « cour d'amour » est terminée.
Vers les méhara baraqués non loin, les Touareg s'en vont, oppressés. Qui donc est-il, celui dont le méhari blanc restera baraqué ce soir, devant l'enclos ?
Source : Gallica

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