Frédéric Bernard, Deux missions françaises chez les Touareg en 1880-81 (1896)
“ Le vent qui soufflait faiblement du sud-est au lever du soleil, passe au sud-ouest en devenant très violent, il soulève des nuages de sable qui rendent tout travail impossible, on ne sait où se mettre ; le soleil est atrocement brûlant et sous la tente la température se tient dans les environs de 55°. L'air est d'une sécheresse extrême et nos tentes sont de véritables électrophores ; sur ma table, le lorgnon de Roche, qui fait tente commune avec moi, dresse son cordon vers le ciel, attiré par la toile qui le maintient dans cette position contraire aux lois de la pesanteur. ”
