Gommier

Définition et enjeux

Émile Baillaud,  Sur les routes du Soudan (1902)

“ Le faux gommier est bien connu de ceux qui ont voyagé dans le nord-est de la boucle, entre Say et Dori, ou de Sokolo à Médine. Son écorce est beaucoup moins noire que celle du gommier à gomme. La cueillette de la gomme est pénible parce que les épines empêchent de s’approcher de l’arbre; elle se fait à l’aide de crochets en fer fixés au bout de longues tiges de bois et qui servent à la ramener de dessous les branches.
Une partie des Maures, pour aller à Médine, doit passer par Nioro
”
Source : Gallica

Louis Cros,  L'Afrique française pour tous… (1928)

“ Au surplus, le gommier blanc n’est pas exigeant, c’est un solitaire dédaigneux de la société des sylves. Il vit en ermite, les pieds dans le sable et la tête au soleil. Ce sauvage a les instincts de ses persécuteurs maures et touareg. Il adore les immensités désertiques et se complait dans la solitude,
C’est à nous de l’apprivoiser en le rapprochant peu à peu des agglomérations indigènes dispersées dans la zone sahélienne.
”
Source : Gallica

Em. Montmeylian,  Napoléon, le général, le consul…

“ L'herbe, en dépit des chaleurs humides, est rongée par le vent ou flétrie par le soleil. Quelques gommiers donnent de loin à ce plateau un aspect riant. Mais le gommier est un arbuste chétif et sans ombre. Une nature ingrate et sauvage, des rochers dénudés, quelques précipices, une végétation rare, et, sur une partie de l'horizon, la vue des brouillards qui s'élèvent de la mer, tels étaient les éléments du site où Napoléon allait achever son existence. Ce lieu s'appelle Longwood, ou long bois, à cause des gommiers.
On aurait pu, même à Sainte-Hélène, offrir mieux à l'empereur.
”
Source : Gallica

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