Émile Baillaud

Élements biographiques

Émile Baillaud,  Sur les routes du Soudan (1902)

“ Une chose à nos yeux doit caractériser le Soudan. Ce n’est point un de ces pays où, sans effort, on trouve des
richesses spontanées. Les hommes qui voudront mettre en valeur les terres créées par le beau fleuve de l’Afrique occidentale auront à faire face à un labeur de tous les instants, à triompher de bien des souffrances. Ce n’est point au commerce désolateur qu’ils devront s’adresser, c’est au travail par excellence qu’ils auront à vouer leur vie, à celui qui féconde la terre.
”
Source : Gallica

Émile Baillaud,  Sur les routes du Soudan (1902)

“ On a d’une façon absolue la sensation d’errer au milieu du désert. C’est le grand Sahara qui porte le grand fleuve; mais son âpreté ne vous atteint pas, sa désolation n’apparaît que pour mieux montrer l’infini de la lumière et de l’étendue.
Au soleil couchant, une brume rose vient estomper les dunes, puis tout s’illumine : le ciel, le Niger et le Sahara sont unis dans la même flamme rouge et les pirogues glissent sans bruit comme emportées vers quelque pays splendide.
”
Source : Gallica

Émile Baillaud,  Sur les routes du Soudan (1902)

“ Il n’est pour ainsi dire pas de village qui n’ait ses champs de textiles, et pendant la saison sèche, seul le grincement des petits métiers vient troubler le silence qui plane au-dessus des cases, sous la grande lumière. Il n’en est pas moins vrai qu’il est des régions où le coton pousse mieux que dans d’autres, peut-être parce qu’il est mieux cultivé; que certaines contrées réunissent les plus habiles tisserands et font des tissus renommés, comme ceux du Massina et de Dori. Au commerce des grains, des troupeaux et des divers condiments vient s’ajouter celui des étoffes et des filets. ”
Source : Gallica

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