Émile Baillaud, Sur les routes du Soudan (1902)
“ La falaise descendait ensuite en pente douce jusqu’à Bandiagara. Vers huit heures, nous arrivâmes à un village encore tout entier dans les rochers. Je mourais de soif après la gymnastique de l’après-midi. Dans l’eau noire que l’on me fit boire, je trouvai un crapaud. Ce matin, vers cinq heures, je suis parti laissant mes hommes derrière moi. J’avais rejoint la grande route de Bandiagara à Wagadougou que j’avais quittée à Wahi-gouya. Tout le long s’échelonnaient les dioulas, les femmes qui se rendaient au marché de la ville, et des pasteurs qui menaient les bêtes aux champs. ”
