Ahmadou Bamba

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Mage Eugène Mage,  Voyage dans le Soudan occidental… (1868)

“ Il avait toujours vécu dans le luxe et le bienêtre ; malgré cela, il n'était pas obséquieux pour son maître; il le servait, mais, comme je l'ai déjà dit, ne paraissait pas l'aimer; et Ahmadou ne s'y trompait pas, car un jour Aguibou me dit : « Croistu que Fali oublie que mon père a tué le sien ? »
Fali se leva, à côté d'Ahmadou, avec son air nonchalant, la tête couverte d'un bonnet rouge, le corps habillé d'un boubou de mousseline blanche. Il se redressa lentement, et, appuyé sur son fusil, il dit : « Salut aux Talibés! Je ne leur dis qu'une chose : ils ont menti ! » Puis il se rassit.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Mage Eugène Mage,  Voyage dans le Soudan occidental… (1868)

“ Ahmadou était comme d'habitude en arrière du centre, avec les Talibés et les Sofas du Diomfoutou, les porteurs des bagages et les captifs gardant les chevaux de leurs maîtres qui allaient monter à l'assaut.
Lorsque nous arrivâmes en vue du village, les Bambaras étaient en grande partie montés sur les toits des maisons et les murs de la ville; on leur voyait des fusils à la main, ce qui montrait assez leur intention de se défendre.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Mage Eugène Mage,  Voyage dans le Soudan occidental… (1868)

“ Iide jusqu'à Banamba, lors de notre arrivée, et qui aujourd'hui, devenu presque un homme, venait de la part de son père voir Ahmadou et lui demander des armes et des pierres à fusil pour se défendre, car le pays était bien agité. Il avait apporté en préseit, à fAhmadou, une belle tamba-sembé de la part de son père ; car, même quand on vient demander du secours contre l'ennemi cmmun, il est de règle, en pays nègre, de ne se présenter devant le roi qu'un cadeau à la main. ”
Source : Gallica

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