Soninke

Définition et enjeux

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville Sonia (1877)

Boris n'osait l'interrompre. Il lui semblait que cette heure allait décider de sa vie, que son destin était attaché aux lèvres de Sonia, et qu'elle allait prononcer de leur sort.
— Oui, j'aurais dû mourir, — ou m'en aller, reprit-elle à travers ses pleurs avec une véhémence passionnée ; mais je ne pouvais pas m'en aller, car vous, mon maître, vous êtes tout pour moi : je ne veux pas, je ne peux pas vivre loin de vous ! Je vous aime cent fois, mille fois plus que tout le reste !
Est-ce que je peux vivre où vous n'êtes pas?.
Source : Gallica

Portrait de Henry Gréville Henry Gréville Sonia (1877)

Je vous prie de me remettre ses papiers, afin que je puisse l'emmener chez ma mère, où elle aura tous les soins que réclament son âge et son dénûment.
Le général regarda tristement Sonia, qui, assise dans la charrette, pleurait à chaudes larmes.
Les domestiques ne riaient plus ; la fibre hospitalière, qui vibre si fort au cœur de tout vrai Russe, avait été touchée en eux par les dernières paroles de Boris.
— C'est vrai, qu'elle est orpheline, pensaient-ils
chacun à part soi, et Dieu aime les pauvres et les orphelins!
— Vous voulez l'emmener? cria madame Goréline, je ne veux pas!
Source : Gallica

Portrait de Sofia Kovalevskaïa Sofia Kovalevskaïa Souvenirs d’enfance

Sonia le voile baissé, son baschlik attaché jusqu’au menton, marchait d’un pas timide le long des rues, presque désertes à cette heure, où jamais elle ne s’était trouvée seule. Son cœur battait de l’émotion fébrile qui accompagne toute entreprise hardie, et leur donne tant d’attrait dans la jeunesse ; il lui semblait être une héroïne de roman, elle, la petite Sonia, l’ombre de sa sœur jusque-là ! Et il ne s’agissait pas d’un banal roman d’amour, comme ceux qu’elle méprisait tant, et dont la littérature est pleine
Source : Wikisource

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