Léon Tolstoï

Léon Tolstoï

Résumé

Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï Jeunesse

Tu veux bien, toi, diplomate ? Regarde sa figure, il s’est épanoui dès qu’on a parlé de la tante.
— Je ne le lui défends pas, poursuivit Dmitri en se levant et en marchant de long en large sans me regarder ; mais je l’engage à ne pas y aller, je l’en prie. Ce n’est plus un enfant et, s’il en a envie, il peut y aller seul, sans vous. Tu devrais avoir honte, Doubkof ; parce que tu fais mal, tu voudrais entraîner les autres.
— Qu’y a-t-il de mal, dit Doubkof en faisant signe de l’œil à Volodia, à vous inviter tous à venir prendre une tasse de thé chez la tante ?
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Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï Jeunesse

Elle m’aime, je donne toute ma vie pour une seule minute de son amour. Mais la lune, dans le ciel, est de plus en plus haute, de plus en plus brillante ; l’éclat resplendissant de l’étang, augmentant comme un son qui enfle, devient de plus en plus éblouissant, les ombres sont de plus en plus noires, la lumière de plus en plus transparente, je regarde et j’écoute, et quelque chose me dit qu’elle, avec ses bras nus et ses ardeurs, il s’en faut de beaucoup que ce soit le bonheur parfait ; que l’amour pour elle est infiniment loin d’être le bien parfait
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Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï Jeunesse

Je n’y ai jamais vu qu’un mensonge, dans lequel le sentiment proprement dit est tellement embrouillé avec les questions d’attrait physique, de relations conjugales, de fortune, d’envie de se lier ou se délier les mains, qu’il était impossible de s’y reconnaître. Je veux parler de l’amour de la créature humaine pour les autres créatures ; de l’amour qui, selon le plus ou moins de vigueur de l’âme, se concentre sur un seul individu, se partage entre plusieurs ou s’épanche sur beaucoup ; de l’amour pour sa mère, son père, son frère, ses enfants, son camarade, son amie, son compatriote
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