Pierre Legendre, Notre Epopée coloniale... (1901)
“ Certes il n'y faudrait pas voir un Eldorado : « le Tchad n'est même pas un lac pittoresque; le moindre de nos lacs alpestres vaut mille fois une pareille nappe d'eau. C'est un étang, presque un marais, tant il est encombré d'îles et de roseaux. Le Tanganayka, le Victoria sont les berceaux de deux grands fleuves, le Nil et le Congo ; le lac Tchad n'est que le lit de mort de deux fleuves divisés par le désert, le Chari et le Yéou Mais c'est le coeur du Soudan; celui qui possédera le Tchad sera le maître incontesté de ces régions immenses, peuplées et riches dont il est le centre géométrique ». ”
