Adolphe Badin, Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l’Expédition
“ Très inquiet, Henri songeait déjà à envoyer un homme de confiance à Maivarano, lorsque le matin du sixième jour Naïvo, que Michel avait emmené avec lui, arriva à la concession, exténué de fatigue, presque sans vêtements, méconnaissable. Voyant qu’il était seul, Henri se précipita, le cœur serré d’une horrible angoisse : « Où est mon père, Naïvo ? s’écria-t-il. Pourquoi ne revient-il pas avec toi ? — Maître toué ! balbutia le noir d’une voix à peine intelligible. — Mon père tué ! Ce n’est pas possible ! Ce n’est pas vrai ! » fit le malheureux Henri, en s’effondrant sur un siège. ”
