Résumé

Édouard Hocquard L'expédition de Madagascar, journal de campagne (1897)

Au bas de ces immenses gradins couverts de longues herbes et de cocotiers, Moussamoudou, la capitale de l'île, entourée d'une muraille en pierre flanquée de quatre tours, s'élève au bord de la mer, dont le flot vient mourir à ses pieds. De loin la vieille cité arabe, dont les fortifications ont été élevées il y a deux siècles pour défendre l'île contre les incursions malgaches, a fort bon air avec son minaret dépassant comme une flèche les toits à terrasse, et son fort aux murs crénelés se découpant vigoureusement sur le ciel bleu au sommet d'une colline qui domine la ville et la rade.
Source : Gallica

Édouard Hocquard L'expédition de Madagascar, journal de campagne (1897)

Le colonel Bailloud, directeur du service des transports et des étapes, se multiplie avec une activité dévorante; on le rencontre partout dans les rues, sur la plage, passant comme une flèche sur son cheval lancé aux grandes allures. Dans tous les coins, on construit des abris : grandes tentes, baraques à toiture de tôle ondulée, immenses hangars où s'empilent jusqu'au faîte les milliers de caisses, de ballots, de tonneaux que les cales des navires vomissent tout le long du jour sur la plage de Majunga. Ils s'entassent d'abord sur le sable du rivage, pêle-mêle, en pyramides énormes
Source : Gallica

Édouard Hocquard L'expédition de Madagascar, journal de campagne (1897)

Aussitôt après avoir atteint le sommet d'un petit mamelon qui domine notre camp, nous faisons halte. Devant nous, la grande chaîne des Ambohimènes se dresse comme les marches d'un escalier gigantesque. Le tracé rouge qui marque la route de Tananarive s'accroche aux flancs abrupts des montagnes et s'élance en ligne perpendiculaire, comme s'il voulait se perdre dans le ciel. A droite et à gauche, sur les pitons les plus inaccessibles, on découvre à la lorgnette les forts hovas.
Source : Gallica

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