Résumé

François-Victor Equilbecq Essai sur la littérature merveilleuse des noirs…

Sans doute le héros principal du contelittérature de passe-temps—est l'homme courageux; mais celui des fables—littérature d'enseignement pratique (de fait plus encore que d'intention) —est le personnage roublard qui, malgré son peu de moyens physiques, arrive à ses fins et triomphe constamment de la force brutale.
Ceci ne veut pas dire que le noir refuse son admiration—toute platonique—aux qualités que toutes les races humaines s'accordent à honorer, sinon à mettre en pratique. Il leur donne volontiers cette satisfaction dont se paie la vanité de bon nombre d'humains.
Source : Gutenberg

François-Victor Equilbecq Essai sur la littérature merveilleuse des noirs…

Il semble pourtant que le sentiment soit pur encore dans le conte de Bala et Kounandi, dans Lansêni et Maryama (Barot) et dans Amadou Sêfa Niànyi. Chez Amadou Sêfa, il triomphe de l'infidélité d'Ashia et celle-ci reste pour lui une sorte de joyau qu'il enchâsse dans le précieux écrin d'une chaise d'or. Pour satisfaire ses moindres désirs, il envoie à la mort sans scrupule. Il ne lui demande que de rester belle. La Beauté lui tient lieu de toute autre vertu.
Sur la conception indigène de la beauté physique, les contes renferment peu de détails.
Source : Gutenberg

François-Victor Equilbecq Essai sur la littérature merveilleuse des noirs…

C'est le soir, aux lueurs vacillantes du feu près duquel les noirs attardent leurs veillées, sinon dans le flou laiteux d'une nuit lunaire, qu'on les entend narrer le plus volontiers. La pénombre ajoute son charme de mystère au merveilleux pittoresque des contes. Si l'impression devient trop angoissante, un conte égrillard, une fable satirique dissipent la terreur qui commence à peser sur l'auditoire.
Source : Gutenberg

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