Giorgio Tommaso Cimino

Élements biographiques

Giorgio Tommaso Cimino Les conjurés : roman historique… (1865)

Voyez! je ne me connais plus, je suis fou, et je me sens mourir!... Marie, moi seul je ne vous calomnie pas parce que je sais quel coeur est le votre, parce que je sais quelle grandeur, quelle pureté céleste il y a dans ton âme... Mais d'autres t'accusent... et pour le moment je ne pense qu'à ton salut, à ton salut, que je veux... Tu es innocente, je le sais; j'en ai la preuve, je la vois dans ton chagrin et jusque dans tes réticences.'.. Mais tu dois la donner aux autres... Marie! au nom de Dieu ! aie pitié de toi, aie pitié de moi !....
Source : Gallica

Giorgio Tommaso Cimino Les conjurés : roman historique… (1865)

Je sais que vous souffrez, vous aussi, et si j'ai une consolation, c'est que vous échappez à ces mille et continuels tourments que j'endure, moi qui n'ai ni la liberté de me recueillir, ni celle d'exhaler mes plaintes.
— Je vous plains du fond de mon coeur, chère Eugénie ; mais dites-moi, s'est-il passé quelque chose de nouveau dans votre maison ?
— Non. Cependant mon mari est triste, et j'ai pour lui trop d'affection et de respect pour ne pas endurer mille tortures au moindre signe de soupçon ou d'anxiété qui se manifeste sur son noble front.
Source : Gallica

Giorgio Tommaso Cimino Les conjurés : roman historique… (1865)

LES FRÈRES BANDIÈRA 205
— Je suis Emile Bandièra, et voilà mon frère Attilius. L'homme que vous avez tué est un martyr.
— Les Bandièra !
— Les fils de l'amiral !
— Les déserteurs !
— Frères, s'écria le montagnard qui avait adressé le premier la parole à Attilius, nous avons tous été attirés dans le même piège et par les mêmes ennemis!... On vous a fait venir dans notre malheureux pays à l'aide de fausses nouvelles, et l'on a armé nos mains contre vous avec le même artifice!... Calabrais! amis !... nous sommes déshonorés !
Un rugissement de colère partit de la foule.
Source : Gallica

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