Ferdinand Gregorovius

Ferdinand Gregorovius

Corsica. 1 (1883-1884)

Résumé

Portrait de Ferdinand Gregorovius Ferdinand Gregorovius,  Corsica. 1 (1883-1884)

“ Nasone ose reparaître dehors. Une balle arrive, et lui traverse l'oeil. On releva le blessé, et sa nature vigoureuse triompha du mal une seconde fois. Le bandit exaspéré dévasta alors pendant la nuit la vigne de son ennemi et mit le feu à sa maison. Nasone se retira à la ville et c'est là qu'on le voit errer encore, vivant exemple de la vendetta, objet d'effroi pour le paisible étranger qui s'est fait raconter sa lamentable histoire. Je le rencontrai un jour au bord de la mer il était armé d'un fusil à deux coups. Son aspect me remplit d'horreur il m'apparut comme le démon de la vengeance. ”
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Gregorovius Ferdinand Gregorovius,  Corsica. 1 (1883-1884)

“ Quand la lune brilla au-dessus de la montagne, le spectacle devint merveilleux.
On voyage si bien la nuit au clair de la lune, dans le profond silence des montagnes On n'entend d'autre bruit que le murmure de quelque source vive ou le battement d'ailes d'un oiseau de nuit qu'on ne voit pas. Au milieu des ténèbres, les roches scintillent et les pierres ont parfois l'éclat de l'argent. Pas un village, pas une âme vivante.
Cette morne solitude me causa à la fin de la tristesse et de l'ennui. Je me dirigeai au hasard vers le fond de la vallée où je distinguai les brumes du Golo.
”
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Gregorovius Ferdinand Gregorovius,  Corsica. 1 (1883-1884)

“ De ce côté,
les montagnes affectent, comme presque partout en Corse, la forme de superbes pyramides mais elles sont plus éloignées et s'inclinent doucement vers une plaine souriante. C'est là qu'est le vaste étang de Biguglia, avec sa couronne de roseaux, silencieux et morne, à peine traversé par quelque petite barque de pêcheurs. Je le regardais par un soleil couchant, qui le couvrait d'une teinte rose ainsi que les hauteurs. Un seul navire glissait sur la mer éclairée par les derniers feux du'jour.
Le calme d'une grande nature initie notre âme comme à de saints mystères.
”
Source : Gallica

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