Ferdinand Gregorovius,
Corsica. 1
(1883-1884)
“ Nasone ose reparaître dehors. Une balle arrive, et lui traverse l'oeil. On releva le blessé, et sa nature vigoureuse triompha du mal une seconde fois. Le bandit exaspéré dévasta alors pendant la nuit la vigne de son ennemi et mit le feu à sa maison. Nasone se retira à la ville et c'est là qu'on le voit errer encore, vivant exemple de la vendetta, objet d'effroi pour le paisible étranger qui s'est fait raconter sa lamentable histoire. Je le rencontrai un jour au bord de la mer il était armé d'un fusil à deux coups. Son aspect me remplit d'horreur il m'apparut comme le démon de la vengeance. ”
