Jacques Bainville

Jacques Bainville

Résumé

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville La tasse de saxe

« Ce Pescennius est insensé, lui qui ne croit pas aux dieux, de consacrer ses talents à la défense d’une cause qui n’est pas la sienne et qui n’a pas d’avenir. »
Flamininus. — Tu ne m’ébranleras pas. J’opposerai une intransigeance salutaire à toutes les tentations que la faiblesse de ton âme prétend m’apporter. Il n’est pas d’abandon que tu ne sois prêt à consentir. Tu parles de cause sans avenir, et, par là, tu m’ouvres le fond de ton cœur. Mais une religion qui souffre que des athées prennent sa défense et qui invoque leur témoignage n’est plus qu’un cadavre impur.
Source : Gutenberg

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville La tasse de saxe

Crois-tu, Flamininus, que nos affaires soient dans un état si florissant que nous puissions nous passer de semblables défenseurs ? Parce qu’il est lui-même chrétien, Pescennius parle peut-être un langage plus propre que le nôtre à toucher les impies, à leur faire sentir, non seulement qu’il est honteux d’abuser de leur victoire, non seulement que la religion des ancêtres mérite d’être respectée, mais encore que le fanatisme et la haine des dieux sont indignes des sages et déshonorent l’esprit. Nous n’avons pas tant d’amis dans le monde.
Source : Gutenberg

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville La tasse de saxe

Le roman est une espèce de gaufrier dans lequel on coule toujours la même crème accommodée au goût du jour. L’erreur principale du « stupide dix-neuvième siècle », en littérature, est d’avoir fait du roman la principale des œuvres d’art, et peut-être, tout simplement, d’y avoir vu une œuvre d’art.
Mme Simonin, saisie d’indignation, déclara qu’elle ne pouvait entendre de tels blasphèmes.
— Madame, dit M. Huguet avec douceur, M. Paul Bourget, qui a médité profondément ces sortes de choses, a coutume de dire que le roman ne peut survivre que comme document sur les mœurs.
Source : Gutenberg

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