Chevauchée

Définition et enjeux

Portrait de Jean Froissart Jean Froissart,  Les Chroniques de Sire Jean Froissart

“ Quand les chevaliers et écuyers virent le danger et meschef qui leur approchoit, et le danger des vivres, et la grand’chaleur du soleil qui toujours multiplioit, si commencèrent à murmurer, et à dire en l’ost, en plusieurs lieux : « Notre chevauchée se taille et ordonne trop bien de venir à povre fin, car nous séjournons trop en un lieu. » ”
Source : Wikisource

Just-Marie-Nicolas Montillot,  Nos animaux des bois et de la plaine… (1890)

“ A la suite d'une course un peu prolongée, dit d'Houdetot, tout chevreuil sentant le besoin de reprendre haleine, randonne quelque temps dans la même enceinte. Coulez-vous au plus vite, sous bois, derrière la chasse; gagnez la double voie battue et rebattue, jonchée d'herbes et de feuilles, voie aussi apparente que la route la mieux frayée. Placez-vous derrière une cépée et attendez (toujours à bon vent) le chevreuil, qui ne manquera pas, s'il n'est dérangé, de repasser dans le même endroit, pied pour pied, c'est infaillible. ”
Source : Gallica

Portrait de Auguste de Chabot Auguste de Chabot,  La chasse du chevreuil et du cerf… (1891)

“ Au lieu de crier arrête sur un chevreuil qui, à première vue, vous semble frais, et sur la voie duquel vos chiens de change hésitent, laissez faire la meute pendant quelques instants. Si vos chiens de change se refroidissent graduellement, arrêtez la meute; c'est un chevreuil frais. Si, au contraire, leur ardeur augmente progressivement, songez que l'animal reprend peu à peu, par l'effet même de sa course, le sentiment qu'il avait pendant la chasse; sonnez donc sans crainte des bien-aller : c'est votre animal ! ”
Source : Gallica

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