Antoine-Simon Le Page du Pratz

Élements biographiques

Antoine-Simon Le Page du Pratz Histoire de la Louisiane, contenant la découverte de ce vaste pays… (1758)

Les cris des ennemis sont des cris de mort en attaquant, ceux de la Nation attaquée sont des cris de crainte & d'effroi, il s'en fait entendre qui semblent être propres à les encourager ; mais l'ennemi continue les cris de mort tant que le Grand Soleil est entre ses mains ; la Nation qui court aux ennemis, les approche ; les uns & les autres sont beaucoup de mouvemens qui dénotent les ruses de la Guerre, ce qui dure une demi-heure.
Source : Gallica

Antoine-Simon Le Page du Pratz Histoire de la Louisiane, contenant la découverte de ce vaste pays… (1758)

Les Perdrix de la Louisiane sont tout au plus de la grosseur des tourterelles ; leur plumage est le même que celui de nos perdrix grises, elles ont aussi le fer à cheval ; elles, perchent sur les arbres, & on les voit rarement en compagnie ; elles sifflent deux coups de suite & très-fort : c'est sans doute ce qui les a fait nommer par les Natchez Ho-ouy, mot qui exprime leur maniere de siffler. La chair en est blanche & délicate, mais elle n'a pas plus de fumet que tout le gibier du Pays, qui n'a qu'une finesse de goût.
Source : Gallica

Antoine-Simon Le Page du Pratz Histoire de la Louisiane, contenant la découverte de ce vaste pays… (1758)

Nos François accoutumés à voir des Villes décorées de beaux édifices, s'imaginent qu'une Ville doit être composée de maisons faites de pierres de taille, & renfermer dans son enceinte des Temples superbes, de somptueux Palais, des Ponts magnifiques ; mais ceux qui ont pris la peine de s'instruire de ce que pouvoit être une Ville, ont appris que ce n'étoit autre chose qu'une plus grands
quantité de logemens réunis en un même lieu, & que la différence des bâtimens n'influoit que sur la plus ou moins grande richesse de la Nation qui composoit la Ville
Source : Gallica

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