Just-Marie-Nicolas Montillot

Résumé

Just-Marie-Nicolas Montillot Nos animaux des bois et de la plaine… (1890)

Il ignore, le pauvret, que le bonheur n'est pas de ce monde, et que peut-être, alors qu'il rêve panaches, le loup est là qui le guette. Il ignore que, tout petit, la dent du renard, la griffe du chat sauvage, la formidable mâchoire du ragot, les serres de l'aigle et du grand-duc l'ont menacé.
Il ne sait pas que demain le taon lui fera de cruelles piqûres, que la vermine s'établira dans son manteau, que la larve dévorante se glissera entre sa chair et sa peau, dans ses naseaux et jusque dans sa bouche
Source : Gallica

Just-Marie-Nicolas Montillot Nos animaux des bois et de la plaine… (1890)

La bête s'est rapprochée des terriers; elle veut s'y jeter, après s'être débarrassée des chiens d'un effort plus énergique. Le terrier a été fermé par une main traîtresse! C'est l'heure du dernier combat! C'est là qu'il faut vaincre ou mourir ! Alors, le blaireau s'adosse, hagard et menaçant, et quand, harcelé de toutes parts, menacé du chasseur qui n'ose tirer dans ce fouillis de bêtes endiablées; quand, déchiré par les chiens devenus fous de rage, il voit qu'il faut céder, il se couche sur le dos, se débat encore dans une lutte héroïque et inégale, et succombe accablé par le nombre.
Source : Gallica

Just-Marie-Nicolas Montillot Nos animaux des bois et de la plaine… (1890)

Encore faut-il bénir le ciel de ce que la loutre ne soit pas, à proprement parler, une bête amphibie. Si elle pouvait demeurer plus longtemps sous l'eau; si sa conformation ne l'obligeait à revenir toutes les trois ou quatre minutes à la surface, il y a des années que le poisson, s'il en restait, se vendrait au poids de l'or.
Peut-elle, pour excuser ses déprédations immodérées, exciper des exigences d'un insatiable appétit? Non! Elle prend plus de pièces qu'elle n'en peut dévorer. Grisée par la lutte, entraînée par une folie de carnage, elle tue pour le
plaisir de tuer.
Source : Gallica

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