P. Doury, Voyage au pays des bêtes, scènes familières d'histoire naturelle… (1870)
“ Mais pourquoi le blaireau ne le punit-il pas? est-ce qu'il est moins fort ou moins bien armé que le renard ? Non, dit M. Derville, et il est probable que dans un combat entre ces deux animaux l'avantage resterait au premier. Mais le blaireau est une bête pacifique; d'ailleurs, il n'a ni l'activité, ni la ruse, ni l'esprit d'industrie du renard. Vif, ingénieux, l'esprit toujours en éveil soit pour éviter les piéges de ses nombreux ennemis, soit pour pourvoir à ses besoins et à ceux de sa famille, celui-ci porte légèrement les nécessités pesantes de l'existence. ”
