Blaireau

Définition et enjeux

Portrait de George Sand George Sand,  Mauprat (1837)

“ Je ne pus résister au désir de lui demander la cause de son inquiétude.
— Hélas ! répondit-il, habitude ne peut se perdre ; un pauvre chien ! un bon chien ! Toujours dire : « Ici, Blaireau ! Blaireau, ici ! »
— J’entends, lui dis-je ; Blaireau est mort, et vous ne pouvez vous habituer à l’idée que vous ne le verrez plus sur vos traces.
— Mort ? s’écria-t-il avec un geste d’épouvante. Non, Dieu merci ! Ami Patience, grand ami ! Blaireau heureux, mais triste comme son maître, son maître seul !
”
Source : Wikisource

P. Doury,  Voyage au pays des bêtes, scènes familières d'histoire naturelle… (1870)

“ Mais pourquoi le blaireau ne le punit-il pas? est-ce qu'il est moins fort ou moins bien armé que le renard ?
Non, dit M. Derville, et il est probable que dans un combat entre ces deux animaux l'avantage resterait au premier. Mais le blaireau est une bête pacifique; d'ailleurs, il n'a ni l'activité, ni la ruse, ni l'esprit d'industrie du renard. Vif, ingénieux, l'esprit toujours en éveil soit pour éviter les piéges de ses nombreux ennemis, soit pour pourvoir à ses besoins et à ceux de sa famille, celui-ci porte légèrement les nécessités pesantes de l'existence.
”
Source : Gallica

Amand Dubois,  Dans les bois : notions populaires d'histoire naturelle (1888)

“ Les mœurs nocturnes du blaireau, dit-il, son aversion pour la lumière, la rudesse de son poil, la ténacité de sa peau, et la ténacité plus considérable encor.
de sa vie, caractérisent cet animal égoïste et abruti. N'y aurait-il point, comme à propos de toute individualité animale, un parallèle saisissant à établir entre le caractère de certains personnages et celui du blaireau?
a Quoi qu'il en soit, le blaireau ne craint pas autant le jour qu'on le suppose : il craint plutôt les hommes, et Les Animaux des bois.
ne passe la journée dans son terrier que pour ne pas être dérangé.
”
Source : Gallica

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