Maurice Griveau, Histoire esthétique de la nature… (1927-1930)
“ Le chien du Mont Saint-Bernard est, par sa fonction, si sympathique, qu'il pourrait être laid sans qu'on cesse de l'admirer ; mais il se trouve qu'il est beau ; la beauté morale, si je puis m'exprimer ainsi, est, chez lui, jointe à la beauté physique. La variété à poil long est plus séduisante à l'œil que celle à poil ras ; mais qu'importe au voyageur enseveli dans la neige, lorsqu'il sent sur sa face glacée la moiteur d'un museau, et que, rouvrant les yeux, il voit ceux, si doux, si compatissants, de son sauveur à quatre pattes. ”
