Cobaye

Définition et enjeux

Paulin Teulières,  Histoire naturelle (1850)

“ Ses dents présentent une sorte de dépôt de cément fort remarquable.
Le Cobaye, que le vulgaire appelle Cochon d'Inde, a le corps trapu, les oreilles courtes ainsi que les pattes, et n'a pas de queue. Il habite principalement le Brésil, et se tient dans les broussailles. Il est signalé surtout par le grand nombre de ses petits. La vie domestique a produit sur cet animal une modification singulière. A l'état sauvage, le Cobaye est d'une couleur sombre mais, dans la domesticité, sa robe est bigarrée de roux, de noir et de blanc. L'étude de ses mœurs n'offre pas un grand intérêt.
”
Source : Gallica

Maurice Griveau,  Histoire esthétique de la nature… (1927-1930)

“ Buffon n'avait pas prévu l'usage qu'on devait faire, un jour, de ces animaux et leur utilité pour la Science ; car ces innocents petits mammifères, dont ni la chair, ni le pelage n'ont de valeur, paient leur tribut d'une autre manière : le Cobaye a l'honneur — si, pour lui, c'en est un — de servir aux savants, dans les laboratoires, de sujets pour les expériences. Etrange destinée de ce petit fauve, à laquelle il ne s'attendait pas plus que nous-mêmes et dont le sens, à lui, restera toujours inconnu. ”
Source : Gallica

Portrait de Charles Richet Charles Richet,  L’Anaphylaxie - Étude de biologie générale

“ Pour l’état optimum du cobaye, envisagé non pas comme individu, mais comme espèce, il faut que les sérums de lapin et de chien ne puissent pas remplacer son sérum de cobaye, et alors il y a forte réponse réactionnelle quand pour la seconde fois, par une tentative d’effraction et une voie anormale, son individualité chimique de cobaye est menacée.
Autrement dit, — et pour présenter cette hypothèse sous une forme un peu abstraite, mais qui la fera bien comprendre, — la vie de l’individu est moins importante que la stabilité de l’espèce.
”
Source : Wikisource

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