Carl Bernhard Lehmann

Résumé

Carl Bernhard Lehmann Manuel de bactériologie (1913)

La virulence des microbes est éminemment variable, comme toutes les autres fonctions; elle se conserve assez constante, par l'inoculation en série du microbe d'un animal réceptif à un autre. Par des réensemencements très fréquents (environ tous les mois) d'un milieu de culture artificiel sur un autre, on peut aussi conserver assez bien la virulence de beaucoup d'espèces, mais il est bon d'intercaler de temps à autre un passage par l'animal. Au contraire, la virulence s'atténue quand on laisse les cultures longtemps en contact avec leurs sécrétions, par de rares réensemencements.
Source : Gallica

Carl Bernhard Lehmann Manuel de bactériologie (1913)

Dans ces derniers temps, on a trouvé une seconde explication importante de la fermentation : les produits de fermentation sont des poisons relativement très violents pour tous les organismes autres que ceux qui les ont produits. Ainsi l'alcool, les acides, l'ammoniaque, etc., en forte concentration, agissent tous indubitablement dans le même sens, c'est-à-dire d'assurer la vie sans concurrence dans le milieu de culture pour le microbe qui a produit cette fermentation.
Source : Gallica

Carl Bernhard Lehmann Manuel de bactériologie (1913)

Si tous les autres caractères biologiques et morphologiques qui caractérisent le B. D. vrai sont réunis, et que seul le pouvoir pathogène fasse défaut, on peut encore se décider à coup sûr : il s'agit d'un bacille D. vrai avirulent.
La chose est beaucoup plus incertaine quand, avec la virulence, d'autres caractères font défaut, par exemple l'acidification : l'identité du bacille est douteuse, et elle est d'autant plus douteuse que plus de caractères manquent simultanément : plus le microbe se rapproche des bactéries que l'on désigne d'ordinaire aujourd'hui sous le nom de pseudo-diphtériques.
Source : Gallica

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