Résumé

Pierre Miquel Étude sur la fermentation ammoniacale et sur les ferments de l'urée (1898)

Tous les gaz acides détruisent rapidement l'urase, j'en excepte l'acide carbonique, qui n'a sur elle qu'une action peu sensible. Mon but n'est pas d'étudier ici le pouvoir neutralisant ou destructeur des substances gazeuses, qu'on peut considérer comme de puissants antiseptiques vis-à-vis le ferment inorganisé de l'urée, mais de noter l'action des gaz vulgaires : l'oxygène, l'azote, l'air, l'acide carbonique, le gaz à éclairage, avec lesquels il peut rester en contact durant sa préparation et, plus tard, quand on désire le conserver pendant un espace de temps plus ou moins prolongé.
Source : Gallica

Pierre Miquel Étude sur la fermentation ammoniacale et sur les ferments de l'urée (1898)

L'urine de ces malades était fétide, peuplée de bactéries vulgaires, mais conservait son acidité à peu près normale, fait qu'il faut attribuer à l'envahissement du liquide de la vessie par des microbes capables de s'opposer efficacement au développement des ferments ammoniacaux.
Le véritable champ d'action des ferments de l'urée est surtout en dehors de l'économie animale ; c'est grâce à l'existence de ces espèces, que l'urée, l'un des résidus ultimes de la combustion des subtances quaternaires, restitue au sol, sous forme d'ammoniaque, un azote précieux pour l'agriculture.
Source : Gallica

Pierre Miquel Étude sur la fermentation ammoniacale et sur les ferments de l'urée (1898)

Toutes ces opérations préliminaires exigent du temps, l'hydratation de l'urée se manifeste dès que les agents physiques qui détruisent la diastase, oxygène, lumière, etc., en laissent un excès se répandre dans la liqueur. Aussi, moins les ferments produisent de la diastase, et plus lente est l'apparition du carbonate d'ammoniaque ; bien que la végétation du microbe ne laisse rien à désirer. Cela est si vrai, que en exagérant les causes physiques de destruction de l'urase, on voit les ferments non actifs croître en cellules, mais se montrer incapables de toucher à l'urée.
Source : Gallica

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