Résumé

Pierre Miquel Les organismes vivants de l'atmosphère (1883)

La théorie de la non-transmissibilité par l'air, à de grandes distances, des poisons figurés morbides, a de plus pour elle quelques faits, parmi lesquels on peut citer la difficulté qu'éprouvent les microbes des fièvres intermittentes de porter la maladie loin des districts malsains et marécageux. La raison se refuse d'ailleurs à croire qu'un germe ainsi entraîné par les vents loin de son origine, affaibli par le temps, la sécheresse, soit, par le plus grand des hasards, respiré par un être vivant et puisse devenir le point de départ d'un foyer pestilentiel.
Source : Gallica

Pierre Miquel Les organismes vivants de l'atmosphère (1883)

S'il est en la puissance de l'expérimentateur de détruire aisément les bactéries contenues dans les infusions, par le secours de la chaleur et des substances corrosives, il est infiniment plus difficile à l'hygiéniste d'anéantir, je ne dirai pas les poussières organisées de l'atmosphère, ce qui est impossible, mais les germes mêlés aux poussières des appartements, des hôpitaux, en un mot des lieux habités où l'on a de bonnes raisons pour y supposer l'existence de germes morbides.
Source : Gallica

Pierre Miquel Les organismes vivants de l'atmosphère (1883)

En admettant parmi les poussières de l'air l'existence de ferments figurés, quel peut être leur mode d'attaque à l'égard de l'organisme humain et quelles sont les barrières qu'il peut leur présenter?
Notre organisme présente, surtout aux microbes, deux grandes surfaces de faible résistance, qui sont : la muqueuse respiratoire, constamment baignée par l'air atmosphérique toujours chargé d'impuretés et de germes, et la muqueuse du tube digestif, par où sont introduits, digérés et expulsés les produits de l'alimentation constamment peuplés de microbes.
Source : Gallica

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