Jean-Raymond Plumandon

Résumé

Jean-Raymond Plumandon Les poussières atmosphériques… (1897)

Du sommet du Puy-de-Dôme, par les chaudes journées d'été, on peut voir nettement le phénomène. L'air semble pur dans le voisinage de l'observateur, mais à partir d'une certaine hauteur, tout autour de l'horizon, les objets éloignés sont plus ou moins voilés, et quelquefois complètement cachés. L'extrême sécheresse de l'air, à ce moment, éloigne toute idée de brouillard aqueux, et ne laisse subsister que celle d'un nuage de poussières. C'en est un, en effet, qu'on voit s'élever de plus en plus jusque dans l'après-midi, et
qui s'abaisse rapidement au coucher du soleil.
Source : Gallica

Jean-Raymond Plumandon Les poussières atmosphériques… (1897)

Il faut bien reconnaître que les germes morbides charriés par l'atmosphère, peuvent intervenir dans cette propagation anormale, et qu'ils en expliquent les cas les plus extraordinaires. S'il y a 'peu de chances pour qu'un germe infectieux, considéré isolément, et entraîné au loin par les vents, soit respiré par un être humain et devienne un foyer de pestilence ; il n'en est pas moins vrai que les microbes sont répandus partout au moyen des courants atmosphériques, comme les autres poussières, et que les crues bactériennes correspondent à un accroissement de la mortalité.
Source : Gallica

Jean-Raymond Plumandon Les poussières atmosphériques… (1897)

Si l'on songe d'autre part que l'on ne peut guère constater que les pluies de poussières qui atteignent quelque intensité, et que les plus faibles passent inaperçues, on est forcé d'admettre que leur fréquence est bien supérieure à celle qu'on déduit des chiffres obtenus jusque-là.
Ce n'est pas seulement aux déserts couverts de sable que l'atmosphère doit les fines poussières que le vent lui apporte. Les hauts plateaux desséchés et sans végétation qui abondent dans les pays chauds, lui en fournissent aussi en abondance.
Source : Gallica

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